Le tatoueur d’Auschwitz _ Heather Morris

Quatrième de couverture :

L’histoire vraie d’un homme et d’une femme qui ont trouvé l’amour au cœur de l’enfer.

Sous un ciel de plomb, des prisonniers défilent à l’entrée du camp d’Auschwitz. Bientôt, ils ne seront plus que des numéros tatoués sur le bras. C’est Lale, un déporté, qui est chargé de cette sinistre tâche. Il travaille le regard rivé au sol pour éviter de voir la douleur dans les yeux de ceux qu’il marque à jamais.
Un jour, pourtant, il lève les yeux sur Gita, et la jeune femme devient sa lumière dans ce monde d’une noirceur infinie. Ils savent d’emblée qu’ils sont faits l’un pour l’autre. Dans cette prison où l’on se bat pour un morceau de pain et pour sauver sa vie, il n’y a pas de place pour l’amour.
Ils doivent se contenter de minuscules moments de joie, qui leur font oublier le cauchemar du quotidien. Mais Lale fait une promesse à Gita : un jour, ils seront libres et heureux de vivre ensemble.

Heather Morris est journaliste. Elle a prêté sa plume à Lale Sokolov, qui lui a raconté son histoire. Ce texte, best-seller mondial, a été traduit en quarante-huit langues. Il est en cours d’adaptation à l’écran.


Mon avis :

Voici un roman dont tout le monde parle depuis quelques mois, plus précisément depuis sa sortie en poche et sa campagne d’affichage qui a fait polémique (accusée de « trivialiser la mémoire de la Shoah). Je l’ai vu absolument partout sur la blogosphère et les réseaux sociaux. Des critiques dithyrambiques pour la plupart. Je l’avais donc consciencieusement mis dans ma Wishlist, jusqu’à ce qu’une occasion Vinted me fasse sauter le pas.
Quelques jours avant ma lecture, j’ai pu lire sur le compte Instagram de l_aura_des_livres, des critiques concernant la véracité des faits historiques dépeints dans ce roman. J’ai pu notamment y lire que l’ouvrage était attaqué pour « inauthenticité » par le Mémorial d’Auschwitz. Ce qui a, je dois le dire, beaucoup influencé ma lecture. La liberté de mouvement de Lale m’a également beaucoup étonnée, mais soit, je ne suis pas experte après tout.
Certes la journaliste néo-zélandaise Heather Morris n’est pas historienne, elle a donc pu prendre certaines libertés concernant son roman qui, comme son nom l’indique, n’est pas un témoignage pur mais un récit. Néanmoins certains passages m’ont paru peu vraisemblables. Comme je le disais, je ne suis pas une experte des camps de concentrations, mais j’avais lu une étude concernant les relations sexuelles en milieu concentrationnaire et il ne s’agissait que de relations homosexuelles, la mixité n’étant à priori pas possible à Auschwitz-Birkenau.
Je me dis, cependant, que ce témoignage appartenait à un homme de 87 ans, ayant vécu l’enfer, et qu’il me parait probable que certains détails de son histoire d’amour ait été édulcorés et romancés par sa mémoire elle-même.
Ce constat établi, j’ai pu rentrer dans ce roman et le dévorer d’une traite. C’était une très belle histoire d’amour, en milieu concentrationnaire. Ici, le contexte d’horreur ne fait qu’exacerber la beauté de l’amour et renforcer cet adage que l’ « on peut trouver du bonheur même dans les endroits les plus sombres. Il suffit de se souvenir d’allumer la lumière » (Her Majesty The Queen J.K Rowling).
Même si j’ai adoré le personnage de héros du quotidien qu’est Lale, j’ai trouvé que Gita n’était pas beaucoup mise en avant, et j’aurais aimé en savoir plus sur les personnages secondaires, c’est là que l’on ressent le carcan du témoignage historique qui ne permet pas à l’auteur de prendre toutes les libertés qu’elle souhaite non plus.
Cela restera donc une lecture en demi-teinte, en ce qui me concerne. Tout de même, j’aimerais beaucoup lire le prochain roman de l’auteure : Le voyage de Cilka, paru il y’a peu.


Celui qui sauve une vie sauve le monde entier.

Lale

Les étoiles qui scintillent au-dessus de lui ne lui sont plus d’aucun réconfort. Elles ne font que souligner le gouffre entre ce que devrait être la vie et ce qu’elle est en cet instant.

Lale

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