Avant d’aller dormir _ S.J Watson

Quatrième de couverture :

Chaque matin, c’est le même effroi. La même surprise.
En se découvrant dans la glace, Christine a vieilli de vingt ans. Elle ne connaît ni cette maison, ni l’homme qui partage son lit. Et chaque matin, Ben lui raconte. L’accident. L’amnésie. Ensuite, Christine lit son journal, son seul secret. Et découvre les incohérences, les questions, tout ce qu’on lui cache chaque matin, posément. Peut-être pour son bien. Peut-être pas…


Mon avis :

Chaque matin, Christine se réveille sans savoir où elle est, qui est l’homme qui est allongé à ses côtés. Parfois, elle pense être encore une enfant, une adolescente ou une jeune femme d’une vingtaine d’année. Chaque matin, ce sentiment de peur, de panique, d’incompréhension. Chaque matin dans sa salle de bain, sur son miroir couvert de photos, elle doit tenter d’assimiler ses 20 dernières années envolées, d’accepter ce corps vieilli qui semble être le sien, et toutes les réponses que lui donne son mari Ben. Ce dernier part alors travailler, et elle se retrouve seule avec ses questions et ses souvenirs absents.
Sa vie semble organisée autour de son amnésie : un téléphone pour appeler Ben, un tableau pour organiser sa journée. Mais Christine a un secret, un psychologue l’appelle chaque jour pour lui rappeler qu’elle a entreprit une thérapie dont Ben ignore tout, et qu’elle tient un journal, où elle consigne l’intégralité de ses journées, avant d’aller dormir, pour pouvoir se souvenir de son histoire à chaque nouveau lendemain. Très vite, elle se rend compte que des incohérences apparaissent entre les souvenirs qui affleurent à la surface et les réponses de Ben à ses questions et à ses doutes. Sur la première page, chaque jour elle lit ces mots : NE PAS FAIRE CONFIANCE À BEN.

Avant d’aller dormir est un thriller psychologique très prenant et hyper bien construit. Toute la narration se fait depuis l’esprit endommagé de Christine. J’ai d’ailleurs été bluffée d’apprendre que le S, de S.J Watson, était l’initiale de Steven. En général, lorsqu’un homme essaie de se glisser dans l’esprit d’une femme, ça se sent tout de suite, alors que là pas du tout. Et quel esprit tourmenté! C’était d’un réalisme effrayant. Toute cette tourmente, tous ces sentiments pêle-mêle d’angoisse, de peur, d’incertitude, c’était vraiment prenant.
Si ce roman m’a captivée et tenue en haleine, j’ai néanmoins dû sauter certains passages un peu longuets et ai très vite soupçonné la tournure qu’allait prendre le grand final. Je n’ai donc pas été surprise et même été un peu déçue par le dénouement.

Sans être une réelle déception, je dirais que c’était une lecture agréablement anxiogène mais pas inoubliable. Une lecture en demi-teinte, donc, en ce qui me concerne.


Que sommes-nous d’autre que la somme de nos souvenirs?

Je pleurais maintenant, la poitrine agitée de soubresauts, cherchant mon souffle.

Je pleurais toutes les années que j’avais perdues et toutes celles que j’allais encore perdre entre aujourd’hui et le jour de ma mort.

Il y a deux moi, maintenant, maintenant, dans un seul corps ; l’un est une femme de quarante-sept ans, calme, polie, consciente des comportements qui sont convenables et de ceux qui ne le sont pas, l’autre a une vingtaine d’années, et elle hurle. Je n’arrive pas à décider laquelle est moi.

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