Alors vous ne serez plus jamais triste _ Baptiste Beaulieu

Quatrième de couverture :

Un médecin malheureux, qui ne se rappelle plus comment soigner depuis le départ de sa femme, a décidé de mettre fin à ses jours. Dans le taxi qui le mène à l’hôpital pour régler quelques affaires, il fait la connaissance de sa mystérieuse conductrice : une vieille dame excentrique capable de deviner quand les gens vont mourir. Pour convaincre le Docteur de revenir sur sa décision, la chauffeuse lui demande de se soumettre à toutes ses fantaisies pendant sept jours.
Le compte à rebours est lancé. Lequel, du désespoir ou de la joie de vivre, l’emportera? Avec poésie et sensibilité, Baptiste Beaulieu imagine une merveilleuse rencontre entre deux êtres qui cherchent à réenchanter le monde.


Mon avis :

Je dois avouer que parler de ce livre m’embête beaucoup. Il faut dire que sur le papier, il avait tout pour me plaire : un personnage désillusionné au suicide programmé, une mamie loufoque aux pouvoirs divinatoires, une succession de challenge pour retrouver le goût de vivre et surtout une rencontre improbable, de celles qui changent une vie.
Oui mais… Ce fut un flop. Un flop retentissant pour ma part. Le genre de déception littéraire qui vous met presque en colère, parce que bon, ce livre il m’a fallu une semaine pour le lire tant je m’y suis accrochée pour ne pas l’abandonner dans un coin. j’avais déjà tenté une première lecture, il y’a quelques années, mais j’avais mis cet abandon sur le compte du sujet qui me touchait de trop près (j’avais moi-même quelques idées noires à l’époque).
Comme quoi, il faut s’écouter parfois. Ce livre n’était définitivement pas pour moi.
Et pourtant j’adore son auteur. Je l’écoute régulièrement sur France Inter. Je le trouve brillant et tellement juste. J’aurais adoré aimer son roman. Mais si la plume était parfaite, d’une poésie sublime (à tel point que j’ai relevé la moitié du livre en citations), et l’idée du compte à rebours jusque dans la numérotation des pages géniale, l’histoire, quant à elle, était convenue et sans surprise. Le médecin est apathique, impossible de s’y attacher. Quant à la mamie, ses mensonges dressent une barrière autour d’elle et nous empêchent de la cerner jusqu’au dénouement.
J’espère que cette déception n’influencera pas mes prochaines lectures, car ma wishlist contient quasiment la bibliographie complète de l’auteur.


– La solution contre le racisme, c’est le panda, affirma-t-elle sans aucune transition. Imaginez les hommes transformés en panda… Nous serions tous gros, noirs, blancs et asiatiques. Imparable.

Sarah. P.245

Le monde a besoin de gens beaux, ils sont les petits cailloux qu’il faut suivre la nuit dans la forêt pour retrouver le chemin de la grande Maison où il n’y a ni misère, ni malheur, ni souffrance…

Sarah. P.223

Il faut montrer du doigt ce qui vous fait souffrir et articuler distinctement dans sa tête : « Ceci est mon souvenir, il est douloureux, mais il m’appartient. »

Sarah. P.144

Dans la vie, il faut toujours être soi-même, mon p’tit. Sauf si vous pouvez être un poney magique. Dans ce cas, et seulement dans ce cas, soyez un poney magique.

Sarah. P.103

Je ne connais pas le sens de l’existence et je peux résumer tout ce que j’ai appris sur la vie en deux mots : elle continue.

Sarah. P.12

Il n’est jamais interdit de dire non à la personne qu’on est devenue, d’espérer mieux, changer et, peut-être enfin, se rencontrer soi-même.

Sarah. P.1

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